l'ombre en bitume

Je vous regarde venir. Dégoûter à l'idée de devoir marcher jusqu'au village dans ce paysage désolant. J'entends vos pas résonner, les voitures passer laissant de belles traces profondes. Je suis témoin, des fois plus que témoin, d'accident multiples. Attention si votre tête ne me revient pas, si votre 4.4 tue trop de mes hôtes animaliers (lapin ou hérisson, criquets ou libellule) alors je ne me priverai pas de vous rouler dans la boue, je rirai de vous voir glisser, déraper, vous tuer peut être ? Alors votre sang se mêlera au mien, le mien fait de gravas et de boue, d'herbe sauvage et d'insectes.

Méfiez vous de moi - la route sinueuse - qui mène au beau village et que vous n'aimez pas emprunter.


Article ajouté le 2007-02-05 , consulté 164 fois

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