cauchemard

Je ne me souviens pas si c'est le jour, si c'est la nuit. Je n'y vois rien mais je marche, sur de moi, je connais le chemin. Et ce soir pour la première fois je le refais ce chemin du non retour. J'avance sans hésiter. Mon cœur s'accélère progressivement. Et la battisse apparaît, toujours là, immobile. Je continue mon approche, pause mon pieds sur l'escalier de fer.
Marche à marche, le bruit de mes pas qui résonne en moi, écho macabre de mon pouls, je suis contrainte de ralentir tant j'ai le souffle court. J'arrive au palier, passerelle aérienne en fer grisâtre que mes pas font chanter. Une porte. La porte ! Je la pousse et avance. Un couloir fille devant moi. Je m'engage. La moquette sombre étouffe mes pas. Mon cœur se calme un peu, tendu, prêt à repartir de plus belle. Il y a des portes, beaucoup de portes claires, à droite comme à gauche ? La lumière est faible, reflet bleu du néon. Mes pieds s'enfoncent dans la moquette. Je ralentis. Mes pas me mènent là où je dois aller. Je m'arrête devant une porte sur ma gauche. Retiens ma respiration. Tout se passe très vite alors. Au mur un écran. Un homme crâne chauve le regarde assis sur sa chaise pivotante. Lentement sa chaise tourne sur elle-même, sans bruit. Il me regarde dans les yeux quelques instants (l'éternité !). Je fuis.
Réveil en sueur de la poursuite nocturne ? Je ne dors plus, je me lève, me reccouche, ça peut recommencer, à l'infini de mes nuits.


Article ajouté le 2007-02-05 , consulté 49 fois

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